
mobilisation des AESH le 16 décembre 2025



La saison des stages est ouverte !
Adhérent.e à Sud Educ 91 et intéressé.e par un stage ? Contactez nous par mail, en nous précisant le(s) stage(s) qui vous intéresse(nt) ainsi que votre nom et prénom, et nous ferons la demande auprès de la fédération.
contact.sudeduc91@zaclys.net
Jusqu’à 3 adhérent·es par syndicat hexagonal et jusqu’à 2 adhérent·es pour les syndicats d’Outre Mer, la fédération rembourse 100% des déplacements, 80€ par nuit et par
personne sur présentation d’une facture d’hôtel, pas de frais de bouche.
Vous trouverez dans le guide à partir de l’annexe 2 (page 18) tous les courriers types, selon votre statut pour déclarer votre participation au stage à votre direction. Cette déclaration doit être faite au minimum 1 mois avant la date du stage.
Cette déclaration peut être refusée pour des « nécessités de service », mais doit être explicitement justifiée par la direction. Contactez nous en cas de doute à ce sujet.
12 et 13 mars : stage « procédures disciplinaires » (Grange aux Belles à Paris)
12 et 13 mars : stage « se lancer dans l’EVARS et lutter pour sa mise en place » (Bourg en Bresse)
12 et 13 mars : stage « militer dans le premier degré »
19 et 20 mars : stage « écologie »
23 au 27 mars : stage « changer nos postures, changer nos pratiques : Adultisme, validisme et pédagogies » (Limousin – Ligoure)
26 et 27 mars : formation « LP summer beach tour » (Bordeaux)
1 au 3 avril : stage « antiracisme »
12 et 13 mai : stage « lutter pour les droits : avec les personnes sans-papiers, les élèves immigré.es et les mineur.es isolé.es » (Bourse du travail de Paris – 3 rue du château d’eau)
21 et 22 mai : stage « militer dans le premier degré » à Paris ou Lyon
21 mai : stage « juridique niveau 1 » (Grange aux belles à Paris)
22 mai : stage « juridique niveau 2 » (Grange aux belles à Paris)
21 et 22 mai : stage « LP summer beach tour » (Lyon)
du 27 au 29 mai : stage « pédagogies émancipatrices » à Marseille (29 Boulevard Longchamp)
4 et 5 juin : stage « militer en LP » à Paris (à la Grange aux belles)
4 juin : stage « suivi de cohorte des stages juridiques » (Grange aux belles à Paris)
4 juin : stage « formation de formateurs.trices pour des stages juridiques » (Grange aux belles à Paris)
11 novembre : stage comprendre sa fiche de paie
à très vite en stage !
Au moins deux femmes sur cinq affirment avoir subi des violences sexistes ou sexuelles au travail (VSST) et une femme sur cinq déclare avoir subi des comportements à caractère sexuel sur son lieu de travail (enquête Genese 2021). Au sein du ministère de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (ESR), ces chiffres sont sans doute encore loin de l’ampleur des VSST : dans une enquête réalisée par SUD éducation en 2024, 60% des sondé·es affirmaient avoir déjà été victimes de VSST.
Ces violences comprennent des insultes, des discriminations, du harcèlement, des menaces, du chantage, mais aussi des agressions physiques et sexuelles.
Dans le cadre du travail, la précarité constitue un facteur supplémentaire de vulnérabilité face aux violences de genre. On sait également que les femmes racisées, handicapées et les personnes LGBTQIA+ sont davantage exposées aux violences sexistes et sexuelles au travail comme ailleurs.
Aujourd’hui, le ministère de l’Éducation nationale et de l’ESR ne répond toujours pas à ses obligations de prévention et de protection des victimes. SUD éducation dénonce la victimisation secondaire au sein du ministère,c’est-à-dire l’ensemble des violences des institutions et des professionnel·les sur des victimes lors du traitement de VSS lorsqu’iels font preuve d’incrédulité, de condescendance, qu’iels véhiculent des propos sexistes, ou refusent tout simplement de prendre en charge ces violences et les nient.
Les violences au travail s’inscrivent dans un continuum de violences au sein duquel le personnes les plus exposées à ces violences sexistes et sexuelles sont celles qui subissent d’autres formes de discrimination liées à leur âge, leur origine, leur religion réelle ou supposée (75 % des agressions islamophobes visent des femmes), leur identité de genre (85 % des personnes trans sont agressées au cours de leur vie), leur situation de handicap (80 % des femmes en situation de handicap ont été victimes de violences) et/ou leur orientation sexuelle (plus de 60 % des agressions LGBTIphobes sont commises par des hommes cis).
95% des victimes de VSS estiment que les violences ont eu un réel impact sur leur santé mentale (ENVEFF, 2003). Le fait d’avoir subi des violences sexuelles multiplie notamment par 26 le risque de faire une tentative de suicide.
Le coût moyen des frais d’avocats pour une victime d’agression sexuelle est de 4000 euros et de 6000 euros pour une victime de viol (Fondation des femmes). À ces frais juridiques, il faut ajouter les coûts d’accompagnement psychologique et les arrêts maladie. Le jour de carence ainsi que l’indemnisation à seulement 90% du traitement indiciaire pendant les 3 premiers mois de l’arrêt maladie (contre 100% auparavant) diminuent les revenus des victimes.
40 % des sondé·es se sont déjà senti·es mal au travail suite à des VSST et ont eu recours à des stratégies d’évitement de leur agresseur (Enquête SUD éducation 2024). Les victimes de VSST ne doivent pas avoir peur au travail. Elles doivent être soutenues et accompagnées.
SUD éducation accompagne et assiste des victimes face aux manquements répétés du ministère. En voici quelques exemples :
| Manquements du ministère | Pourtant, le ministère a des obligations |
| Refuser de reconnaître les VSST | Les agissements sexistes, le harcèlement, les agressions sexuelles sont des délits. Le viol est un crime. Toutes les hiérarchies et les personnels de l’administration doivent être formé·es (circulaire du 9 mars 2018) |
| Faire la sourde oreille / ne pas répondre aux signalements | L’administration doit prendre toutes les mesures concrètes pour protéger la victime et arrêter les violences (circulaire du 9 mars 2018) |
| Présenter les VSST comme des conflits et proposer une médiation | Les modes alternatifs de résolution des conflits en cas de violences, y compris la médiation et la conciliation sont interdits (Convention d’Istanbul de 2011). |
| Considérer que la victime doit porter plainte / que l’administration ne peut rien faire tant qu’une enquête judiciaire est en cours | Les procédures juridiques et les procédures disciplinaires de l’employeur sont deux démarches différentes et sont menées en parallèle (circulaire du 9 mars 2018) |
| Ne pas lancer d’enquête interne | C’est une obligation pour l’administration de procéder à une enquête interne, c’est-à-dire une investigation en tant qu’employeur, dans les délais les plus brefs (circulaire du 9 mars 2018) |
| Bâcler l’enquête interne | L’administration doit rechercher tous les éléments permettant d’établir des agissements fautifs de la part de ses agents (CAA Douai, 05/07/2005, n°04DA0055) |
| Choisir des enquêteurs non-formés ou mal formés | L’administration doit s’assurer « que les enquêteurs présentent les garanties de compétence et d’impartialité requises ». Les enquêteur·euses doivent être formé·es. (Défenseur des droits, 20 avril 2020) |
Ces manquements sont systémiques. 83% des personnes qui se sont tournées vers leur hiérarchie suite à des violences sexistes et sexuelles considèrent qu’elles n’ont pas été aidées, et une personne sur deux n’a eu aucune réponse lorsqu’elle a écrit un signalement dans le registre RSST sur des violences subies (enquête SUD éducation 2024). L’administration est responsable de ces atteintes aux droits des personnels.
Les victimes de violences sexistes et sexuelles ont des droits, la plupart sont inscrits dans la circulaire du 9 mars 2018 relative à la lutte contre les violences sexuelles et sexistes dans la fonction publique : elles disposent d’un droit à l’information sur les violences, leur qualification juridique et leur prise en charge par l’administration, d’un droit à une orientation et un accompagnement, notamment financier, dans les procédures juridiques, d’un droit à un accompagnement médical et une prise en charge des frais afférents. En outre, les victimes ont droit à la protection fonctionnelle : droit fondamental qui assure une protection à tout·e agent·e public·que. Ils doivent être explicités aux victimes par les cellules d’écoute qui existent aujourd’hui dans chaque académie.
SUD éducation accompagne régulièrement des victimes dont les droits ne sont pas respectés. Certaines victimes doivent continuer à travailler avec leur agresseur. D’autres ont dû prendre en charge leurs frais juridiques après avoir été agressées sur leur lieu de travail. Ces comportements participent à maintenir l’omerta sur les violences sexistes et sexuelles et à faire taire les victimes. Trop de collègues doivent se mettre en arrêt maladie pour ne plus avoir à supporter des conditions de travail dégradées suite à des VSST. Ces violences et ces manquements sont d’autant plus forts quand les victimes sont des personnes LGBTQIA+, racisées ou handicapées.
Être victime de VSST au sein du ministère de l’Education nationale signifie subir une double peine. Celle d’être victime des VSST dans un premier temps et celle de faire face à une administration maltraitante. Pour SUD éducation, le ministère de l’Education nationale et de l’ESR doit croire les victimes, les protéger et les accompagner. Il doit de toute urgence déployer des moyens pour rendre les droits des victimes de VSST effectifs.
En tant que victime je peux et j’ai le droit de :




https://www.sudeducation.org/wp-content/uploads/2023/11/Borchure-VSST-novembre-2023_compressed.pdf
Depuis un an, les mobilisations des AESH ont été des succès incontestables, démontrant que la colère s’amplifie. Ces journées d’action, largement relayées dans les médias, rassemblent des cortèges imposants partout en France : la mobilisation ne faiblit pas.
Les AESH aspirent à exercer leur métier dans des conditions dignes mais le ministre reste sourd à leurs revendications. Elles et ils contribuent pleinement par leur professionnalisme à la réussite de la scolarisation des élèves en situation de handicap. Pourtant, le ministère poursuit son attitude méprisante en leur imposant :
La journée de lutte pour les droits des femmes le 8 mars a été l’occasion de rappeler que 92% des AESH sont des femmes. La précarité, qui leur est imposée, contribue aux inégalités salariales dans l’Éducation nationale et à leur dépendance financière. Le sort qui leur est réservé s’inscrit dans une politique inacceptable de précarisation des personnels de la Fonction publique. L’obtention d’un statut pour les AESH serait une victoire pour l’ensemble des personnels du service public d’éducation.
Leurs revendications sont plus que jamais légitimes. L’intersyndicale nationale FSU, CGT, SUD-Solidaires, SNALC et SNCL appelle les AESH à une nouvelle journée d’action le mardi 5 avril et à se mobiliser massivement par la grève et la manifestation pour :
C’est pourquoi l’intersyndicale appelle à poursuivre ce mouvement avec l’ensemble des personnels
pour obtenir la satisfaction des revendications des AESH. Elle appelle à faire du mardi 5 avril une
grande journée nationale de grève et de mobilisation dans les départements et académies.
En Essonne, l’intersyndicale FSU, CGT, SUD et la FCPE appellent à se rassembler à Évry, place des terrasses de l’Agora à 10h, puis à rejoindre la manifestation parisienne de l’après-midi.
Les assemblées générales doivent être l’occasion de débattre pour renforcer la mobilisation dans l’action commune la plus large possible et construire, à l’instar des AESH du 94 en grève illimitée contre le PIAL,le rapport de force nécessaire qui permettra de gagner sur les revendications.
